2 mars 2015

Et puis, Paulette...

 Auteur: Barbara Constantine 

Edition: Le Livre de Poche

Genre: Contemporain

Date de parution: 2013


Résumé: Ferdinand vit seul dans sa grande ferme vide. Et ça ne le rend pas franchement joyeux. Un jour, après un violent orage, il passe chez sa voisine avec ses petits-fils et découvre que son toit est sur le point de s’effondrer. À l’évidence, elle n’a nulle part où aller. Très naturellement, les Lulus (6 et 8 ans) lui suggèrent de l’inviter à la ferme. L’idée le fait sourire. Mais ce n’est pas si simple, certaines choses se font, d’autres pas…
Après une longue nuit de réflexion, il finit tout de même par aller la chercher.
De fil en aiguille, la ferme va se remplir, s’agiter, recommencer à fonctionner. Un ami d’enfance devenu veuf, deux très vieilles dames affolées, des étudiants un peu paumés, un amour naissant, des animaux. Et puis, Paulette…



J’ai fait la découverte de Barbara  Constantine l’an passé avec son roman A Mélie A Mélo qui m’avait séduite de par son histoire et son écriture. Voulant réitérer l’expérience avec l’auteur, c’est vers Et puis, Paulette que je me suis cette fois-ci tournée.

A nouveau j’ai été conquise par cette histoire qui traite d’un sujet contemporain trop souvent ignoré malgré quelques tentatives de médiatisation : la solitude chez le 3ème âge. En dépit du sérieux de ce thème, Constantine ne tombe pas dans le pathos ou une condamnation gratuite envers les plus jeunes. Elle réussit au contraire, et avec brio, à nous transporter dans un récit agréable et empli d’espoir qui nous fait ressortir de la lecture le cœur plus léger. Car au-delà de la solitude, c’est surtout la solidarité et l’altruisme qui sont mis en avant : ou comment devant l’adversité on peut se serrer les coudes et réapprendre à vivre en communauté.

Au fil des pages on fait la connaissance de divers personnages qui, grâce à Fernand, un vieux monsieur dont la famille est partie il y a peu vivre en ville, se retrouvent à faire une sorte d’auberge espagnole tous ensemble. Il faut alors concilier les habitudes ainsi que les différents caractères de chacun pour pouvoir vivre en harmonie. Cela donne lieu à de jolies scénettes de vie qui mettent en avant les échanges humains. Mais sous couvert de légèreté, Constantine n’oublie pas d’aborder des thèmes durs et ce à sa façon. Ainsi les personnages doivent faire face à la maladie, la mort ou bien des difficultés amoureuses qui souvent sont des facteurs d’isolement. Cependant les protagonistes font front ensemble, et abordent leur nouvelle vie avec de nouvelles armes.

Chaque personnage est touchant à sa manière : on se prend d’affection facilement pour eux, on les suit avec plaisir dans leurs aventures. Grâce à l’écriture fluide, simple et légère de l’auteur, on parvient à les imaginer, on rit et pleure avec eux. On est entraîné dans cette ferme atypique qui déborde d’espoir face à la solitude.

Et puis, Paulette fait partie de ces romans qui font du bien quand on les lit. 


1 commentaire:

  1. J'ai bien aimé A méli sans mélo, je devrais tentée un autre de cette auteur.

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