24 févr. 2017

Que ta Volonté soit Faite

Auteur: Maxime Chattam

Edition: Editions Pocket

Genre: Thriller

Date de parution: 2016

Résumé: Bienvenue à Carson Mills, petite bourgade du Midwest avec ses champs de coquelicots, ses forêts, ses maisons pimpantes, ses habitants qui se connaissent tous. Un véritable petit coin de paradis... S"il n'y avait Jon Petersen. Il est ce que l'humanité a fait de pire, même le Diable en a peur. Pourtant, un jour, vous croiserez son chemin. Et là... sans doute réveillera-t-il l'envie de tuer qui sommeille en vous.



Après des années sans avoir ouvert un livre de Maxime Chattam, je me suis enfin décidée à pallier cette erreur. Le titre et le résumé m'avaient indéniablement attirée, je m'attendais à du Chattam comme je l'avais découvert, bien sombre, violent voire même glauque. Pourtant, je ressors de cette lecture mitigée, presque déçue.

Le récit débutait bien en nous présentant un père de famille violent et abjecte. Passée cette rapide introduction sur Jon, Chattam nous surprend en nous faisant faire un bon dans le passé et en nous présentant la jeunesse de Jon, des circonstances de sa naissance au retour au présent. Si ce début marque un intérêt grandissant pour ce personnage et toute l’horreur qu’il est et qu’il dégage, son développement laisse pourtant de marbre. L’horreur est ici peut-être plus psychologique, mais malgré une plume toujours agréable, la narration sur sa partie adulte n’arrive plus à dépeindre cet homme comme le Mal, et on a plutôt la sensation de ressortir avec le portrait d’un être immonde, abjecte et terrible mais qui n’en est pas moins courant. On peut voir dans cette description moins anodine qu’on ne voudrait le croire la vraie horreur, dans ce sens où on a affaire à un personnage des plus plausibles. Cependant, à force de lectures de ce type et connaissant à quel point l’auteur peut aller loin dans ses descriptions horribles, un goût d’inachevé reste au moment où l’on pose le livre.

De par ce fait, le roman ne dégage pas une grande originalité, puisque même les personnages présentent des caractéristiques déjà-vu, que l’on passe par le grand-père, Jon, sa femme ou même le shérif. Ils restent certes intéressant, mais trop commun pour qu’on s’attache plus que cela à eux.
Quant à la fin, cette conclusion laisse perplexe et semble surtout tomber dans une certaine facilité assez décevante.


Au final, malgré un début intéressant, ce roman peine à captiver et tombe plutôt dans une trame commune, sans réelle originalité. 


1 commentaire:

  1. C'est dommage, ce livre me faisait de l'oeil, merci pour ton avis ! :3

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