Mon coloc d'enfer, T.1

Auteur: Keiko Iwashita

Type: Shojo

Genre: Romance

Editions: Pika

Publication: En cours (1 tome)


Résumé: Miko est lycéenne. Ses parents devant s'occuper de sa grand-mère malade, elle se retrouve à faire de la colocation dans une grande maison appartenant à son oncle. Non seulement elle n'est pas habituée aux tâches ménagères, mais en plus ses colocataires sont tous des adultes un peu bizarres. Le plus âgé d'entre eux, Matsunaga, fait un peupeur à Miko mais s'avère en réalité être quelqu'un de très prévenant. Voici une joyeuse histoire de colocation où une lycéenne a le coeur qui bat pour un homme plus âgé qu'elle!





En tombant par hasard sur ce manga, j’ai été tout de suite attirée par son titre et par sa couverture. Même si cette dernière reste bien dans le thème shojo le titre, lui, semble démontrer d’une tentative nouvelle d’aborder une histoire d’amour d’un point de vue innovant. Et la lecture de ce premier tome m'a convaincue de donner sa chance à cette auteure, toute nouvelle sur le marché déjà bien fournie des mangas.

Pour son premier titre Keiko Iwashita nous offre une histoire qui dans le fond semble n’avoir rien à envier aux autres romances que l’on a l’habitude de lire. Pourtant, grâce à d’habiles choix scénaristiques, son récit parvient à se démarquer des autres. Pour cela, Iwashita a pris le parti de nous raconter l’histoire d’amour d’une lycéenne (thème des plus classiques) qui, pour diverses raisons, vient habiter dans une colocation dont le propriétaire n’est autre que son oncle. Les thèmes abordés sont alors différents puisque la jeune fille côtoie désormais des adultes et non plus des lycéens. C’est ce côté-là qui est plaisant puisqu’on finit par se retrouver quelque peu dans cette jeune fille qui apprend à vivre de manière autonome et qui va tout simplement devenir adulte à travers ce changement et ses nouvelles rencontres.



Comme tout premier tome qui se respecte, celui-ci pose bien évidemment les bases du récit en nous présentant les personnages ainsi que le lieu principal des actions, à savoir la maison de la colocation. Cette dernière m’a quelque peu étonnée pour son côté très bien rangé : rien ne dépasse, tout est à sa place et propre ; même la chambre de Miko brille quand elle la découvre ! Rien à voir avec ce que j’ai pu personnellement connaître, et on retrouve au final le côté très ordonné et carré des japonais (tout du moins ce qu’on voit dans les mangas).

  


Du côté des personnages, on a un savant mélange de clichés et de nouveautés pour un rendu des plus intéressants. Si on garde une héroïne lycéenne et son caractère naïf, timide et gentil, son univers, lui, est totalement bouleversé puisqu’on quitte le monde du lycée et des adolescents pour se focaliser sur celui des adultes. En cela, on oublie donc les conversations et réactions parfois nunuches entre filles, ce qui donne un coup de fraîcheur au récit. Les autres protagonistes présentés sont donc des adultes, avec quand même certaines caractéristiques des personnages shojo habituels. On ne coupe pas au héros masculin qui dès la première rencontre donne une impression négative de par ses réactions violentes mais qui sous ses airs bourrus cache une personnalité charmante et n’hésite jamais à aider sa nouvelle colocataire. 



Quant aux autres personnages, malgré un côté amical, leur rôle reste trop en arrière pour pouvoir vraiment les cerner. En espérant que cela change dans les prochains tomes.



Malgré quelques ficelles faciles du shojo (notamment la rencontre entre nos deux héros, malentendu typique), l’histoire se démarque en nous présentant des tranches de vie quotidienne de Miko qui apprend à être indépendante, ce qui n’est pas forcément évident. Ce sont des petites choses qui sont attendrissantes, qui peuvent rappeler des souvenirs et qui mettent en avant la vie en communauté sans tomber dans des excès de mièvrerie qui donnent de la force au récit.

Les dessins, légers et beaux, sont soignés et apportent une impression de plénitude qui accompagne parfaitement le récit, dans lequel on est pris et que l’on dévore sans même s’en rendre compte.

Ce premier tome est donc une bonne surprise qui laisse présager une histoire plus poussée tout en gardant certaines caractéristiques des shojos. Avec une fin surprenante, c’est avec impatience que j’attends la suite.

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