30 avr. 2013

The Last Stand

Film américain

Date de sortie : 23 janvier 2013

Réalisé par: Kim Jee-woon

Avec: Arnold Schwarzenegger, Forest Whitaker, Johnny Knoxville

Durée : 1h47min

Genre: Action

Titre français: Le Dernier Rempart

Synopsis: Un shérif américain vivant prêt de la frontière mexicaine tente d’arrêter le chef d’un cartel de drogues avant que celui-ci ne s’échappe à Mexico.



« I’ll be back. » Il aura fallu attendre 10 ans pour que cette réplique culte devienne réalité et que l’on retrouve notre Terminator préféré au cinéma. Après avoir délaissé les plateaux à la suite de Terminator 3 (2003) afin de se consacrer à sa nouvelle vie de Governator, Arnold Schwarzenegger était seulement apparu en caméo dans les deux Expendables de son ami Stallone. Le voici à nouveau le héros de son propre film dans The Last Stand (Le Dernier Rempart), un film d’action qui devrait ravir un minimum les fans de bastons.

Outre le fait de marquer le retour de Mr Univers sur le grand écran, The Last Stand est également le premier film américain de Kim Jee-Woon. Ce réalisateur sud coréen a su faire sa place dans le monde du cinéma grâce à son brin de folie et des films marquants tels que 2 Sœurs, I Saw The Devil, Le Bon, la brute et le cinglé. C’est donc naturellement qu’on attendait cette nouvelle production avec intérêt. Sans être catastrophique, ce film n’est pourtant pas vraiment à la hauteur de la filmographie du réalisateur qui s’est laissé happer ici par le système hollywoodien.

Si The Last Stand détone avec ce que nous avait habitué Jee-Woon, il reste malgré tout un bon film d’action qui joue avec la corde de la nostalgie. Entre courses poursuites, gunfights et bagarres, on retrouve un mélange réussi qui rappelle avec plaisir les bons films décérébrés des années 80/90. On l’aura compris, on regarde ce film pour ses scènes d’actions, et non pour son scénario plus que maigre qui tient en une phrase. On regrette d’ailleurs qu’il soit bancal et si peu consistant et qu’il ne laisse aucune place à la surprise puisque dès le départ on sait exactement la direction que prend l’histoire. Mais l’essentiel du film tient, outre les scènes d’action, dans le personnage de Ray Owens, ce shérif meurtri qui tente de trouver la tranquillité dans une petite ville près de la frontière mexicaine. On ne s’attarde aucunement sur le côté psychologique du personnage mais bien sur sa vieillesse. Jee-Woon s’amuse avec respect à rappeler au spectateur que Schwarzenegger a bel et bien vieilli : on le voit moins bouger, il est encore moins éloquent qu’auparavant, et lui-même souligne le fait qu’il se fait vieux. Il est loin le temps où on le voyait courir en  pleine forme. Ca ne l’empêche pourtant pas de tout faire pour défendre sa ville.

En plus de jouer sur le côté vieillissant du héros, le film offre un côté plus que caricatural des autres personnages. Ces derniers, au final peu présents, démontrent du peu d’imagination du scénariste qui use des clichés déjà vus et revus. On retrouve ainsi le beau gosse courageux qui a servi l’armée, la fille téméraire amoureuse du beau gosse, le fou déluré qui contribue au comique du film et l’adjoint mexicain, immigré parfaitement intégré mais toujours feignant et qui ne sert pas à grand-chose. Quant au méchant, c’est le bon mafieux mexicain sans cœur ni âme prêt à tout pour parvenir à ses fins, mais qui est hélas, trop effacé. 

The Last Stand, bien que divertissant, semble pourtant se destiner à un public en particulier : les républicains. Il est difficile de passer à côté de l’idée de patriotisme qui se révèle dans le titre même. Mais le film semble également démontrer la nécessité d’avoir une arme chez soi afin de se protéger dans n’importe quelle circonstance. Cela se traduit notamment dans la scène du fermier qui roule sur son tracteur accompagné de son fusil, ou bien celle avec la vieille dame qui n’hésite pas à tirer sur un malfrat.  Ainsi, quoi qu’il arrive, il faut être armé et prêt à se défendre et défendre son pays. Heureusement, cette idée s’efface quelque peu face à la réalisation du sud-coréen. Même s’il n’avait pas une totale liberté, on sent la patte de Jee-Woon dans de nombreux plans, en particulier les plus violents et les plus gores, ou encore cette magnifique course poursuite dans un champ de maïs.




En conclusion, The Last Stand est un très bon film d’action qui surfe sur la nostalgie des films des décennies précédents. Caricatural, mal écrit mais à la réalisation quasi impeccable, on est sûr de passer un agréable moment avec Mr Univers si tant est que l’on prend le film pour ce qu’il est : une série B avec de l’action à gogo sans prétention.

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