13 août 2011

Ténèbres sur Jacksonville

Auteur: Brigitte Aubert

Editions:  Seuil

Genre: Horreur

Date de parution: 1996

Résumé: Jacksonville, petite ville du Nouveau Mexique, écrasée par la chaleur et bercée par le bruit des poids lourds de passage vers la frontière, voit sa sérénité remise en question, à la veille de la fête de l’indépendance, par une invasion de cafards, d’horribles cancrelats dégoûtants, répugnants. Ce qui suffirait amplement à son shérif Herbie Wilcox, si en plus de la désinsectisation de son commissariat, celui ci ne devait faire face à une vague de massacres horribles...



Ce livre est le premier que j'ai lu de cet auteur, et j'ai accroché dès les premières pages. Dans une petite ville des Etats-Unis, tout le monde vit tranquillement. Alors que la grande préoccupation de la population est de préparer les festivités pour le 4 juillet, fête nationale, d'atroces meurtres surviennent. 4 en moins de 72h, ça fait beaucoup pour une aussi petite bourgade. Le shériff est désemparé, le médecin légiste n'est peut être plus si vivant que ça et deux ados font face les premiers aux étranges phénomènes qui surviennent à Jacksonville. L'histoire s'enchaîne rapidement, nous décrivant les évènements à travers les yeux des principaux protagonistes. La plupart du temps on voit l'histoire à travers les yeux des deux ados, ce qui confère un aspect intéressant au livre. On voit leur peur d'être devenus fous et de ne voir qu'une transposition de leur imagination, la peur de ne pas être pas crus par les adultes sous prétexte que se sont encore des gosses, et surtout leur impuissance face à tout ce qui s'enchaîne. Le fait de changer de point de vue permet également aux lecteurs de connaître tous les évènements au moment où ils se produisent.

 Petit à petit , Aubert nous plonge dans une histoire horrifique qui s'inspire largement des romans de Stephen King. On peut retrouver de petites références comme par exemple la scène où Annabella Wilkes voit un petit garçon à la fenêtre de sa chambre; cela rappelle une scène de Salem's Lot, où l'enfant vampire essaie de rentrer dans la chambre d'un personnage. Les vivants qui reviennent à la vie dans un cimetière fait penser à Simetierre. Tout cela mis à part, l'histoire est bien écrite et on prit dedans dès le début. Au fur et à mesure, l'ambiance se fait plus oppressante, on a l'impression que les personnages sont pris au piège dans leur propre ville. Aucune solution, FBI ou armée ne semble marcher.


La fin est sympa, elle reste dans la continuité de l'écriture et de l'histoire. J'ai passé un bon moment en le lisant.

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