31 mai 2012

Akuma to love song

Auteur: Toumori Miyoshi

Type: Shojo

Genre: Romance, Ecole

Editions: Kana

Publication: Terminé => 13 tomes

Résumé: Une nouvelle élève, qui a été renvoyée de la prestigieuse école Sainte-Catholia, arrive au lycée de Totsuka. Elle s'appelle Maria Kawai, elle est jolie, mais elle possède un sixième sens qui l'amène à voir les véritables intentions des personnes qui l'entourent.
 Sa franchise lui attire des ennuis dans sa nouvelle classe, et elle se fait harceler par les élèves. Mais Maria n'est pas décidée à se laisser faire ! Et elle n'est pas seule !




 Voici un shojo qui m’a fortement intriguée lors de ma lecture du premier tome. Il faut dire qu’il est peu banal, puisqu’on est loin du cliché de l’héroïne faible qui n’aspire qu’à vivre avec l’homme de ses rêves, qui l’aide pour tout et qui passe son temps à pleurer quand rien ne va (j’exagère un peu). Au contraire, Maria Kawai est une jeune fille forte, qui ne se laisse jamais abattre. Sa plus grande qualité, c’est sa franchise, mais elle également son ennemie. En effet, Maria semble avoir le don de percevoir les réelles intentions des gens et elle n’hésite jamais à les dire tout de go. Ce n’est pourtant pas pour de mauvaises intentions qu’elle s’exprime, mais bien parce qu’elle est « vraie ». Elle ne connaît en aucun cas l’hypocrisie, et cette franchise et cette droiture dans son caractère vont la conduire à se faire détester dès son arrivée dans sa nouvelle école. Il faut dire qu’annoncer directement à ses camarades qu’elle a été expulsée de son ancienne école (très prisée) parce qu’elle a frappé un des professeurs (une sœur, de surcroit) n’est pas la meilleure entrée qui soit. A l’exception de deux garçons, Maria va être directement rejetée par le reste de la classe. Cela est compréhensible : qui aime être confronté à sa part d’ombre et d’hypocrisie ? Qui aime qu’on dévoile ses vrais sentiments ou intentions ? Personne. Ce qui va valoir à Maria le surnom de démon. Très ironique, puisqu’à travers son surnom on tente d’enlaidir Maria. Or son nom de famille signifie jolie/mignonne.

Mais alors qu’on nous présentait un personnage inébranlable dans ses convictions, fort, on s’aperçoit que les remarques de ses camarades touchent quand même Maria. Elle est consciente que sa franchise lui fait tord, et elle se déteste. Elle n’a qu’une envie, changer : opérer une jolie transformation, comme le lui conseil un des garçons. Voilà donc le quotidien de Maria qui se déroule sous nos yeux. Son indifférence apparente face aux moqueries de ses camarades, sa tentative de changer… c’est ce que nous réserve l’histoire, qui se concentre sur son héroïne. Ce qui m’amène aux points plus négatifs du manga. Le fait de se concentrer autant sur Maria amène la mangaka à délaisser les personnages secondaires, un peu trop à mon goût. Cela se ressent également à travers ses dessins. Tandis qu’on a une Maria joliment dessinée (traits fin, visage mature), ses camarades sont fades. Le pire reste les élèves de la classe avec peu de poids dans l’histoire ou les « méchants ». Ils sont assez moches, comme si leur rôle secondaire leur confère moins d’impact visuel. Côté caractère, ils sont également à peine esquissés. Ce que je trouve vraiment dommage pour l’entourage nouvellement proche de Maria. Un autre point négatif selon moi, ce sont les tirades mentales de Maria, qui sont un peu trop longues à mon goût. Mais ce n’est que mon point de vue.

Malgré ces mauvais points, ce shojo se laisse dévorer : on passe un excellent moment entre rire et pleurs (sans jamais tomber dans l’excès) et on en redemande. Surtout que les choses prennent un tournant fortement intriguant.

Je vous laisse aller dévorer ce manga ; quant à moi, j’ai d’autres lectures qui m’attendent.

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