12 oct. 2013

Taltos

Auteur: Anne Rice

Titre original: Taltos

Traducteur: Annick Granger de Scriba

Editions: Pocket 

Genre: Fantastique

Date de parution: 2012 (date originale: 1994)


RésuméQui est donc l'étrange M. Ash. géant calme et d'une infinie douceur, collectionneur de poupées anciennes et philanthrope ? A la tête d'un immense empire financier. est-il vraiment le seul survivant de l'espèce légendaire des Taltos ? II a toute raison de le croire. Mais bientôt il apprend par un mystérieux informateur que l'on a signalé l'un des siens en Ecosse, sur les lieux mêmes où, des siècles plus tôt, avant l'arrivée des Romains, il dirigeait son clan. Ses investigations le propulsent aussitôt dans l'univers de Rowan Mayfair et de sa famille de sorcières, tourmentée de toute éternité par fantômes et démons. Des femmes dotées de tempéraments de feu et de pouvoirs exceptionnels, qui ne sont pas sans lien avec l'héritage des Taltos...



Dernier volume de la trilogie Mayfair, Taltos se révèle inégal et difficile à terminer. Comme pour L’heure des Sorcières, ce troisième roman débute avec l’introduction d’un nouveau personnage important dont la présence va éclairer le récit d’une nouvelle lumière. On fait donc la connaissance de M. Ash, un homme très grand qui fabrique des poupées et qui se révèle être un taltos. L’arrivée de ce protagoniste ouvre de nouvelles perspectives et va offrir des moments intéressants dans la compréhension des évènements.
Encore une fois, Anne Rice choisit de jongler entre plusieurs récits, alternant les différents points de vue afin de donner le plus d’informations possibles au lecteur. Sauf que certaines parties sont longues et assez inintéressantes, comme la partie suivant Mona dans une situation qui ne m’a guère convaincue et qui m’a ennuyée d’un bout à l’autre. Certes, ce qui se passe pour elle reste dans la continuité de la famille, mais la réaction de Rowan face à cela m’a perturbé, j’ai trouvé les personnages « bisounours » et hors de la réalité des choses (du moins, de « ma » réalité). Il y a ainsi de nombreuses scènes assez décalées dans le sens où il m’a été impossible de comprendre les motivations ou réactions des personnages. Ce qui fait que je n’ai encore une fois ressenti aucune sympathie pour eux, à part peut être Ash. Mais la famille Mayfair ne m’a pas atteinte, elle est restée ce qu’elle est dans le livre : une famille à part, sans possibilité de liens avec le monde extérieure, enfermée dans des pratiques dépassées.

Si Taltos est hélas trop long, il faut reconnaître que ce tome a son importance dans le fait qu’il révèle tout sur les taltos ainsi que leur lien avec les Mayfair. C’est hélas le seul point positif que j’ai trouvé à cette lecture qui a été un calvaire. J’ai d’ailleurs lu la fin en diagonale tant je voulais que cela se finisse, et j’avoue avoir été déçue.

Malgré sa belle écriture, Rice se laisse prendre dans des longueurs parfois fatigantes. Ce qui déplaisait déjà dans les deux tomes précédents se retrouvent à nouveau ici entre les descriptions souvent inutiles ou des dialogues qui paraissent tout sauf réalistes tant ils semblent déplacés.


Au final, cette saga Mayfair ne m’a pas convaincue même si l’écriture de Rice m’a plu. L’idée de base était originale et plaisante mais son développement est lent, chaotique et fatigant. Je pense quand même redonner sa chance à l’auteure avec son autre saga, celle autour des vampires. 

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