9 oct. 2011

Scream 4

Film américain

Date de sortie: 2011

Réalisé par: Wes Craven

Avec: Neve Campbell, David Arquette, Courteney Cox etc.

Durée: 1h50

Genre: Epouvante / Thriller

Synopsis: 10 ans se sont écoulés depuis les terribles meurtres commis par Ghostface. Sydney Prescott est parvenue à tourner la page mais c'est tout de même avec appréhension qu'elle retourne à Woodsboro pour le lancement de son premier roman. Ses retrouvailles avec sa cousine Jill ainsi qu'avec le duo de choc Dewey et Gale seront de courtes durées : Ghostface est de retour mais cette fois-ci les règles vont changer.



10 ans après le dernier volet de la trilogie, Wes Craven revient avec ce nouvel opus qui tent à reprendre les ficelles qui fit le succès du premier Scream. Alors que le genre du slasher s'est épuisé et a laissé sa place aux tortures porn (Saw), Craven s'en ré-empare et le remodèle au goût du jour, ce qui donne finalement un film supérieur aux Scream 2 et 3.

On retrouve nos même 3 héros: Sydney, Dewey et Gale qui vont encore une fois être aux prises d'un tueur. Comme pour les précédents, Sydney est encore et toujours visée, Dewey a toujours l'air du petit flic pas doué et Gale tente par tous les moyens d'avoir le scoop du siècle en se lançant elle aussi sur les traces de Ghostface. Sauf que tout le monde a vieillit, et le film prend cet aspect en compte et le retranscrit avec une note de cynisme. L'exemple de Gale est le plus parlant. En effet, elle ressemble parfaitement à ces femmes qui aiment le succès et l'ont touché du doigt avant de connaître la déchéance. Botoxée pour tenter de faire plus jeune, elle est sur le déclin et est prête à tout pour revenir sur le devant de la scène.

L'ironie de Craven ne s'arrête toutefois pas ici. Il se sert des nouvelles technologies pour décortiquer les nouveaux codes du genre, et pour tourner en dérision les suites et remakes de slashers ou films d'horreur dignes de ce nom. Ainsi, il nous offre une des meilleures scènes d'introduction réalisées ces derniers temps dans ce genre. Il utilise la mise en abyme avec brio, menant en bateau le spectateur que nous sommes, se moquant avec malice de nous et de notre tendance à ingurgiter des suites et à en redemander. Il parodie en même temps le début si célèbre du premier Scream, tout en finesse et beauté.

Et puis commence réellement l'histoire du film, nous plongeant dans cette réalité régit par les technologies comme les iphones, les mini caméras qui retransmettent en temps réel ce qu'elles filment. La surprise et l'horreur ne sont pas de mises dans cet opus. Les scènes des meurtres que nous offre Craven se devinent et ne causent pas réellement d'effroi. Ce sont les dialogues qui nous interpellent le plus et qui font la richesse de ce film.

Comme toujours, ce qui prédomine dans ce film c'est: qui est le tueur, ou plutôt les tueurs? Car ils agissent toujours en binôme dans Scream. Ici aussi Craven arrive à nous perdre, nous montrant des personnages suspects, nous faisant élaborer des théories alors que finalement nous sommes loin de la vérité.

C'est ce mélange de genre, allant du slasher à la comédie ironique qui fait que nous accrochons à ce film.

La séquence de fin est à la hauteur de celle du début, et le film se termine sur une réflexion sur notre société bien amer.




"Nouvelle décennie, nouvelles règles". Celle de la (l'auto) dérision en fait bel et bien partie. Ce film est à voir si on veut passer un excellent moment sans pour autant trop sursauter.

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