29 sept. 2013

Le lien maléfique

Auteur: Anne Rice

Titre original: The Witching Hour

Traducteur: Annick Granger de Scriba

Editions: Pocket

Genre: Fantastique

Date de parution: 2012 (date originale: 1990)

RésuméSous le porche dune vieille demeure à l'abandon de La Nouvelle-Orléans, une femme frêle et muette se balance dans un rocking-chair : Deirdre Mayfair est devenue folle depuis qu'on lui a retiré, à la naissance, sa fille Rowan pour l'envoyer vivre à San Francisco. Et derrière la grille du jardin, un homme, Aaron Lighter, surveille inlassablement Deirdre, comme d'autres avant lui, pendant des siècles, ont secrètement surveillé la famille Mayfair. Car ils savent que, de génération en génération, les femmes du clan se transmettent leurs maléfiques pouvoirs et que la terrifiante et fabuleuse histoire de cette lignée de sorcières ne fait que commencer...


Pour ma première incursion dans le monde d'Anne Rice, on m'a conseillé la saga des sorcières Mayfair. Premier livre de la trilogie, Le Lien Maléfique m’a fait découvrir une auteure de talent mais l’histoire ne m’a pourtant guère emballée et je suis ressortie de ma lecture avec un sentiment mitigé.

Le résumé est prometteur et l’histoire en elle-même reste intéressante dans son idée générale. Rice nous entraîne à la suite d’une famille de sorcières en laissant de côté chaudrons, balais et formules magiques, rendant le tout attrayant. Mais le problème de ce roman est qu’il est bien trop long. En effet, en plus de conter l’histoire de l’héroïne, Rowan Mayfair, le roman est scindé en deux avec le récit de l’histoire familiale, partant de la première sorcière en Ecosse jusqu’aux membres actuels. Si l’on comprend que connaître le passé est important pour la suite, il n’empêche que l’on est noyé dans des passages parfois peu attrayant ainsi que dans le flot des personnages incessant au point de se demander qui est qui. La lecture devient quelquefois difficile à continuer mais la plume d’Anne Rice, légère et malgré tout entraînante nous pousse à poursuivre : notre curiosité est soulevée au détriment de nombreux points dérangeants grâce notamment à l’histoire atypique de cette famille. On veut connaître la suite, découvrir qui est ce Lasher qui hante certaines femmes de la famille Mayfair.
Du côté des personnages, trop nombreux à apparaître ou simplement à être nommés, il est difficile de s’attacher réellement à eux. A part deux ou trois exceptions le côté particulier des membres de la famille fait qu’ils apparaissent trop éloignés, voire antipathiques pour certains, comme c’est le cas avec Rowan. Cette dernière possède un caractère des plus horripilants ; elle est autoritaire, capricieuse, hautaine et imbue de sa personne, ce qui la rend détestable et empêche de ressentir un quelconque attachement pour elle. Il en va de même pour Michael, autre personnage principal. S’il est différent de sa femme, sa gentillesse a plus tendance à le rendre niais. De plus, il ne semble pas avoir de réel caractère puisqu’il est complètement soumis aux caprices de Rowan, ayant plus tendance à ne pas agir.

Au final l’histoire possède un vrai potentiel qui n’est pas aussi bien exploité qu’il aurait pu l’être. Les longueurs dont souffre le récit cassent le rythme, nous empêchant d’être totalement embarqués dans l’histoire. Entre des passages inutiles comme l’introduction qui aurait très bien pu être supprimée, des moments longs et cet amour démesuré pour la maison qui est plus ennuyant qu’autre chose, on se sent à plusieurs reprises déconnecté de l’histoire. Il est également dommage de voir que tout devient prévisible une fois l’histoire des Mayfair découverte, mais Rice semble avoir quelques surprises sous le coude.
L'histoire a donc un gros potentiel, mais qui se perd dans des défauts qui sont assez embêtants. Je lirais bien sûr la suite, ma curiosité étant piquée, mais avec moins d'empressement que lorsque j'ai débuté cette lecture-ci.


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