14 juil. 2014

Rainbow, Tome 1

Auteur: Masasumi Kakizaki, George Abe

Type: Seinen

Genre: Tranche de vie, Suspense

Editions: Kaze

Publication: Terminée => 22 tomes


Résumé: On les surnomme Anchan, Joe, Mario, Suppon, Baremoto, Biceps et Chou-Fleur.

Ce sont sept adolescents qui, en cette année 1955, vont devoir apprendre à cohabiter ensemble dans la même cellule de la maison de correction de Shio.
Prisonniers d'un enfer dont les barreaux sont constitués d'acier mais aussi de souffrance et d'humiliation, ils attendent qu'une lueur d'espoir apparaisse dans ce monde carcéral ténébreux, comme un arc-en-ciel qui surgirait après la pluie.



Avec ce premier tome qui lance la série Rainbow, le mangaka Masasumi Kakizaki et George Abe nous entraîne dans un Japon d’après guerre qui peine à se remettre de sa défaite et de ses blessures. C’est dans ce contexte difficile que l’on fait la connaissance des sept personnages principaux, jeunes garçons récidivistes envoyés dans une prison pour délinquants.

Dès le début on est entraîné dans une ambiance à la limite du malsain qui engendre déjà des sentiments chez le lecteur, de l’incompréhension face à certaines réactions à la colère devant des comportements abjectes. Le ton est donné en quelques pages et il n’est guère joyeux. D’abord parias, rejetés par une société qui les avait déjà pour la plupart abandonnés une première fois, voilà les héros face à la pire facette de l’humanité dans cette prison où vices et violences dominent.  
Ce premier tome esquisse l’enfer de la prison à travers notamment deux rôles symboliques, le médecin et le gardien qui détient tout pouvoir. On joue sur les apparences et rien n’est alors ce qu’il paraît être comme l’indique le dévoilement, encore léger, des sept jeunes. Si l’on apprend déjà des choses sur leur passé, l’auteur s’emploie pourtant à délayer de l’espoir dans ce monde terrible et parvient à démontrer la force que possèdent les héros en incluant un début d’amitié et la notion de respect entre eux. Les personnages sont bien dépeints et sont intéressants. On sent déjà les possibles changements que leur nouvelle vie va leur apporter.

Du côté du graphisme, Kakizaki possède un agréable coup de crayon qu’il maîtrise parfaitement. Les détails sont soignés et le tout donne un rendu très réaliste qui accentue le côté terrible de l’histoire.

Comme tout premier tome, celui-ci plante parfaitement le décor d’un récit dramatique sur fond historique. Les ingrédients sont tous présents pour donner envie de lire la suite. 



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