10 mai 2013

La Fille sans visage

Auteur: Patricia MacDonald

Titre Original: The Girl Next Door

Traducteur: Nicole Hibert

Editions: Albin Michel

Genre: Policier

Date de Parution: 2005

Résumé: Hoffman, New Jersey, une petite ville paisible, une communauté bourgeoise. Lorsque l'on apprend que le très estimé et séduisant docteur Avery a poignardé sa femme, c'est la stupeur. Rejeté par ses deux fils, il ne trouve de soutien qu'auprès de Nina, sa fille de seize ans, convaincue de son innocence. Quinze ans plus tard, libéré sur parole et décidé à retrouver le coupable, il revient à Hoffman. Mais la ville est-elle prête à l'accueillir, à lui pardonner ? Armée de ses seules certitudes, Nina n'a d'autre choix pour aider son père que d'explorer un passé familial douloureux. Tandis que la jeune femme s'approche de la vérité, les secrets du voisinage se dévoilent un à un. Et la mort frappe à nouveau.



Après les déceptions répétées avec les romans de Patricia Cornwell, je me suis décidée à tester une nouvelle Patricia, MacDonald celle-ci, avec son roman La Fille Sans Visage. Si l’on est loin des désillusions de la saga Scarpetta, on n’approche pourtant pas d’un très bon policier contrairement à ce que la réputation de l’auteur laissait entendre. 

L’histoire débute bien et nous plonge directement au milieu d’une famille éclatée qui devient complètement brisée à la suite de l’assassinat de la mère. On retrouve ces mêmes personnages 15 ans plus tard, alors que le père, inculpé pour le meurtre de sa femme, est relâché. Seule sa fille Nina est là pour le soutenir, elle qui a toujours cru en l’innocence de son père, contrairement à ses frères. Doucement l’intrigue se met en place, se focalisant sur Nina et ses états d’âme.

Tandis que le père retourne dans la ville qui a causé son malheur et commence à enquêter afin de trouver le meurtrier de sa femme, l’auteur s’éloigne de l’enquête policière basique pour se focaliser uniquement sur le côté psychologique des personnages. Choix que l’on finit par déplorer au vu du manque d’épaisseur des protagonistes. Nina, sur qui MacDonald s’est le plus penchée, reste la petite fille sage, retranchée, gentille, fidèle et qui fait tampon. Elle ne prend guère d’initiative, subissant plutôt les diatribes de ses frères, se contentant également de mettre en place tous les indices qui lui tombent miraculeusement dessus. Ses frères au potentiel plus élevés se contentent de faire tapisserie. Le récit, lui, reste très simple, linéaire, avec quelques touches de suspense, notamment à la fin avec une résolution surprenante. Mais malgré un rythme régulier, le roman ne dépasse pas le stade du thriller correct. Rapide et facile à lire, on regrette cependant ce manque de profondeur dans l’intrigue ainsi que dans la psychologie des personnages. Quant au titre qui m’a poussé à la lecture, on se demande à quoi il se réfère puisqu’il n’est pas lié à l’histoire.


En résumé, La Fille Sans Visage est un roman de gare, bon pour la lecture à la plage, mais qui n’est pas assez travaillé. Même si la lecture reste plaisante les fans de vrais polars n’y trouveront pas forcément leur compte.

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