29 mai 2013

La machine à assassiner

Auteur: Gaston Leroux

Editions: Le Serpent à Plumes

Genre: Roman, Policier

Date de Parution: 2008 (parution originale: 1923)

Résumé: Après les aventures décrites dans La Poupée sanglante, la peur s'abat à nouveau sur Paris. Alors que le relieur d'art Bénédict Masson a été guillotiné pour avoir tué de nombreuses femmes, les mystères continuent. Bénédict Masson avait toujours clamé son innocence, qu'en est-il maintenant après sa mort ? La Machine à assassiner est la suite directe de La Poupée sanglante de Gaston Leroux. On y retrouve le même mélange d'aventures, d'intrigue policière, de fantastique que dans la première partie. Et le tout écrit avec la même poésie noire.



Suite de La Poupée Sanglante, La Machine à Assassiner reprend l’histoire à la suite des évènements qui clôturaient le livre précédent. Si l’on avait trois intrigues avant, le récit se focalise ici pour la plus grande partie sur la famille de l’Ile Saint Louis et son étrange secret qu’est Gabriel. Alors que la vérité éclate petit à petit, on suit les aventures de Gabriel, surnommé la poupée sanglante, dans sa tentative de fuite. Les interrogations soulevées dans La Poupée Sanglante sont révélées petit à petit, au fur et à mesure que l’on se rapproche de Gabriel. L’intrigue principale finit par retrouver celles du premier roman et l’on découvre enfin la vérité sur les meurtres commis à la campagne et sur l’identité du marquis, soit disant un vampire selon les dires de sa femme.

Mais le grand changement de ce roman provient de l’écriture de Gaston Leroux, qui retrouve son ancien métier en transformant l’histoire en grand récit journalistique. Ainsi nous suivons les protagonistes principaux à travers les témoignages de personnages secondaires qui sont soit entrés en contacts avec Gabriel et cie ou qui ont tout simplement un rapport avec la police. Le fait de découvrir les évènements à travers des yeux extérieurs donne un aspect particulier à la lecture, mais permet de détailler autrement la terreur vécue par ces gens. On retrouve alors ces croyances qui s’opposent à la science, séparant ainsi la populace lambda du scientifique érudit. Bien que les explications scientifiques affluent et que le fantastique soit moins présent, la peur de l’inconnu reste présente. On retrouve également avec plaisir les références de Dracula, Frankenstein, Pygmalion, mais le mythe est dépoussiéré pour répondre à une attente du début du 20ème siècle.



Le seul point négatif est qu'il reste quelques questions en suspens à la fin du livre, mais Leroux parvient à nouveau à nous entraîner à la suite d'un monstre, démontrant que l'habit ne fait pas le moine à travers l'effroyable pouvoir de la presse et des croyances populaires.

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