14 juin 2013

Percy Jackson: la bataille du labyrinthe

Auteur: Rick Riordan

Titre original: The Battle of the Labyrinth

Traducteur: Mona de Pracontal

Editions: Albin Michel

Genre: Fantasy urbaine

Date de parution: 6 mai 2008

Résumé: Le grand combat va commencer... La vie de Percy est menacée. L'armée de Cronos s'apprête à attaquer la Colonie des Sang-Mêlé, en empruntant le Labyrinthe de Dédale. Percy et ses amis doivent trouver Dédale avant Cronos et tout faire pour lui barrer la route. Mais circuler dans l'enfer souterrain n'est pas aisé...surtoutquand le chemin est parsemé d'effroyables pièges.



Avec ce quatrième tome des aventures de Percy Jackson, Rick Riordan nous offre à nouveau une bonne relecture de la mythologie grecque, avec en particulier celle du personnage de Dédale. L'histoire s'approfondie enfin mais peine à se noircir, tandis que les enjeux sont un peu lâchés de façon brouillonne. L'intrigue est parfois noyée dans un lot de monstres qui se sont multipliés considérablement, donnant un aspect trop répétitif à l'histoire. Si le concept de reprendre le labyrinthe de Dédale est très intéressant et très bien remis au goût du jour, Riordan joue encore et toujours sur la facilité et reste parfois trop dans le superficiel. En effet, cet endroit des plus particuliers et dangereux offrait de grandes possibilités qui ne sont malheureusement pas exploitées entièrement. C’est également le cas avec la scène la plus importante du livre, la fameuse bataille qui oppose pour la première fois la colonie des Sang-Mêlés aux troupes de Cronos. Même si elle reste intéressante, elle peine à entraîner réellement le lecteur dans un flot de peur et d'appréhension. Cela est du au fait que Riordan ne se mouille pas vraiment avec les personnages, ne les mettant que partiellement en danger. Seuls des personnages inconnus meurent, les héros étant sauvés in extremis à chaque fois. Le plus perturbant reste toutefois l’arrivée de deux protagonistes dont le changement d’avis par rapport à leur implication dans cette bataille est bancal et surtout fortuit. L’explication donnée reste à nouveau simpliste et très peu crédible.

L'histoire reste quand même agréable et se dévore toujours malgré tout. Riordan offre également ici une autre vision des dieux, plus négative, qui se rapproche de celle des mythes. Il explique ainsi les motivations de certains à se détourner de leurs parents pour s'allier à Cronos. Ce dernier joue d’ailleurs beaucoup sur ça pour tenter de semer le doute chez Percy. Mais si cela ne fonctionne pas, il n’en reste pas moins que les dieux sont bel et bien remis en question, et si les demi-dieux ne se détournent pas d’eux, c’est avant tout pour défendre leur propre vie, la civilisation et la terre.

Les personnages se développent un peu: Percy évolue légèrement, Annabeth apparaît très antipathique entre sa jalousie disproportionnée et mal venue et son comportement par rapport à Luke. Le personnage de Rachel est très intéressant et bien amené. Simple, nature on se sent assez proche d’elle. Mais le mieux réussi reste Nico, qui a mûri grâce ou à cause de ses pouvoirs. On sent ses faiblesses, ses émotions qui sont très bien dépeintes. Contrairement aux autres, il est moins caricatural et on sent un vrai travail fait sur lui.




Au final, ce tome, bien rythmé, avec beaucoup d'actions, ne donne pas tout son potentiel. Il faut attendre la fin pour que les choses deviennent plus noires et se rapprochent d'un vrai combat entre les deux camps opposés. Avec la nouvelle forme de Cronos, Riordan promet malgré tout un tome 5 qui devrait être épique dans sa conclusion.

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