20 févr. 2012

Les mots qui tuent

Auteur: Martha Grimes

Titre original: The Horse you came in on

Traducteur: Eric Lindor Fall

Editions: Pocket

Genre: Policier

Date de parution: 1993

Résumé: Le très britannique commissaire Richard Jury et ses fidèles acolytes, Melrose Plant et le sergent Wiggins, quittent leur Albion bien-aimée pour les États-Unis où les attend un cadavre, objet d'un nouveau mystère à éclaircir sous des cieux moins familiers. Tandis qu'il cherche une piste, et essaie de rassembler les pièces d'un puzzle fort dispersé, Melrose découvre un étrange manuscrit d'Edgar Allan Poe. Découverte extraordinaire ou obscur travail d'un génial faussaire ? Mais surtout premier indice... Les voilà à Baltimore dans une atmosphère que l'auteur des Histoires extraordinaires lui-même n'aurait pas reniée.



Les mots qui tuent est le premier roman que je lis de cet auteur, et j'ai été extrêmement déçue. La quatrième de couverture est assez alléchante, car elle nous présente un meurtre qui pourrait être lié avec une intrigue sur Edgar Allan Poe. Assez bien trouvé. Sauf qu'en vérité il va falloir attendre un long moment avant qu'on ne débouche sur l'intrigue principale.

Grimes perd ses lecteurs dès les premières pages. On assiste à la découverte d'un mort, ce qui en général nous plonge directement dans le bain. Ici Grimes préfère enchaîner directement sur une autre mort dans un musée cette fois-ci. Il s'agit d'une femme que l'on découvre sans vie, assise sur un siège en face d'un tableau. On se demande tout de suite quel est le lien entre les deux morts, et on attend fébrilement la suite. On va pouvoir attendre un peu. …

Avec cette deuxième mort, Grimes introduit son héros principal, l'inspecteur Jury. Alors que l'on s'attend à un début classique d'une enquête, qui nous emmènerait aux Etats-Unis (même si pour l'instant on ne voit pas le rapport avec la prochaine ou déjà passée mort de la jeune fille sur la tombe de Poe), Grimes nous entraîne sur les traces de Jury, mais pas du tout de la meilleure façon qui puisse exister. En effet, elle nous plonge dans les pensées du policier qui est en vacances, et fait face à un gros dilemme: doit-il quitter Londres et aller travailler dans un coin moins stressant ? Ou bien va-t-il rester dans la capitale londonienne ? Qu’est-ce que ce dilemme peut bien apporter à notre histoire ? Rien comme la plupart de ce qui va suivre.

On introduit maintenant les voisines de Jury, qui ont un différent sur qui devrait venir habiter dans le bâtiment. Hum hum. Des ragots de quartier. Grimes tente, il me semble mais ce n’est qu’une pauvre déduction de ma part, de rendre réel le personnage de Jury en l’encrant dans un quotidien vraisemblable. Sauf qu’au final, on s’ennui car ça ne nous apporte rien à nous, lecteur.

Si seulement Grimes s’arrêtait là pour les personnages qui ne servent à rien. Non, elle en rajoute une couche avec d’autres amis de Jury, dont un partira avec l’inspecteur l’aider dans son enquête aux States. (Oui, ils vont finir par partir). Ces gens sont d'un ennui profond. Leur conversation n’a absolument aucun intérêt, et puis on se perd entre eux, personnages de Grimes, et les personnages de certaines amies de Jury qui sont écrivaines. Mal de tête à l’horizon garanti.

Au final, on apprend que la mort au musée n’est pas criminelle. Cela serait dû au chagrin de la perte d’un jeune homme aux Etats-Unis. Ahhhh le pays de l’Oncle Sam apparaît enfin ! Petit à petit on en apprend plus sur 3 morts survenues chez les américains, qui semblent toutes liées. L’enquête débute enfin, mais avec lenteur. Certains passages sont plus que mous. Au final, même la résolution est fade.



Ce que je retiens de ce livre, c’est qu’il est d’un ennui mortel. L’histoire, les personnages sont inintéressants. L’écriture est un cafouillis sans nom, donnant l’impression que l’auteure s’est contentée de jeter ses idées sur le papier sans prendre la peine de tout coordonner pour ses lecteurs. Cette lecture a été une pure perte de temps, je déconseille ce livre.

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