31 déc. 2014

Le Nom de la Rose

 Auteur: Umberto Eco

Titre original:  Il Nome della Rosa

Edition: Le Livre de Poche

Genre: Policier

Date de parution: 1986


Résumé: Rien ne va plus dans la chrétienté. Rebelles à toute autorité, des bandes d'hérétiques sillonnent les royaumes et servent à leur insu le jeu impitoyable des pouvoirs. En arrivant dans le havre de sérénité et de neutralité qu'est l'abbaye située entre Provence et Ligurie, en l'an de grâce et de disgrâce 1327, l'ex-inquisiteur Guillaume de Baskerville, accompagné de son secrétaire, se voit prié par l'abbé de découvrir qui a poussé un des moines à se fracasser les os au pied des vénérables murailles. Crimes, stupre, vice, hérésie, tout va alors advenir en l'espace de sept jours.





Le Nom de la Rose est un roman très intéressant mais aussi très difficile de par les thèmes qu’il aborde. Entraînés au Moyen-âge, nous découvrons tout le savoir d’Umberto Eco sur cette période, notamment sur la religion, l’Inquisition ainsi que les divergences qui naquirent à cette époque. C’est dans ce contexte particulier et assez méconnu que se déroule l’histoire dramatique qui va sceller la vie de plusieurs moines.

Deux choses nous frappent lorsque l’on débute la lecture de ce roman. Il s’agit premièrement du récit et du genre sous lequel il est classé. Présenté comme un roman policier à cause des morts et de l’enquête menée par Guillaume de Baskerville, on a la surprise de découvrir que Le Nom de La Rose est plutôt une fresque historique qui nous plonge dans les questionnements philosophiques de l’époque. Les mystères de l’abbaye ne sont que prétextes à Eco pour lui permettre de développer ses connaissances qui sont précises, intéressantes, mais difficiles à suivre. En effet, la richesse des éléments donnés tout au long de la lecture est compliquée à aborder et à assimiler, et ce souci de crédibilité de la part de l’auteur donne au final une écriture parfois lourde qui peut en rebuter certains.
C’est donc aussi l’écriture qui surprend : le texte est parsemé de citations en latin dont la traduction se situe à la toute fin du roman. Soit on passe notre temps à jongler entre les pages du livre quitte à perdre le fil de notre lecture, soit on continue cette dernière en omettant ces passages dans cette autre langue au risque de passer à côté de quelques chose d’important. La lecture n’est du coup pas vraiment aisée, il est difficile alors de réellement rentrer dans le récit.

Cependant, les personnages sont attachants et on suit avec bonheur le cheminement des pensées de Guillaume, surprenant du début à la fin. On découvre un homme, ancien inquisiteur, qui est étonnement ouvert d’esprit comparé à ses semblables plus terre à terre, dont le seul intérêt à leurs yeux et de suivre avec assiduité la Bible. De ce fait il est plus délicat de s’attacher aux autres moines. Notamment lorsque nous est révélée la réelle raison de toutes ces morts. On tombe des nues face à un raisonnement totalement incompréhensible pour nous, surtout de nos jours.


Le Nom de la Rose est un roman passionnant si l’on s’intéresse à la philosophie et au Moyen-Age, voire à la religion également. Il reste difficile à aborder pour des novices, mais l’érudition d’Eco est contagieuse et on malgré des difficultés dans la lecture, on termine le roman avec plaisir. 



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